Posté le 05.05.2008 par cissie
Alors, pour Déguisé En Pas Moi : je ne peux pas dévoiler mes projets ici car cela rendrait mon identification trop facile pour un certain nombre de personnes. Si tu veux en savoir plus, je t'invite à m'écrire un e-mail.
Aujourd'hui j'ai réfléchi au blog et j'ai pensé qu'il était nécessaire qu'il reste en l'état. Je veux dire qu'il faut que l'habillage reste tel qu'il est et qu'il continue d'exister car il se peut que j'en aie un jour à nouveau besoin. Si jamais il m'arrivait d'être à nouveau ivre, ne serait-ce qu'une fois à l'avenir et si ce jour là je ressentais le besoin de l'écrire, il serait trop long et trop douloureux de recommencer ce récit du début. J'aurais dans ce cas besoin de retrouver ce blog pour me rassurer et me donner de la force. De plus il se peut que je réussisse à trouver des bribes d'explications à ce qui m'a conduit à boire autant et à tenter de me détruire comme j'ai pu le faire. J'aimerais que ce blog reste ce qu'il est pour continuer à suivre le fil de ma réflexion. N'oublions pas que c'est une auto-analyse. Enfin, j'ai encore des souvenirs en pagaille, plus des anecdotes qu'autre chose, que je pourrais avoir envie de vous conter ici.
Et surtout : si jamais je me sens faiblir, je ne vois que le blog comme solution. C'est la seule chose qui a réussi à m'aider jusqu'à maintenant.
Par contre, il se peut que j'écrive moins souvent - déjà que ce n'était pas brillant ces derniers temps - mais j'ai envie d'ouvrir un autre blog. Ce sera sans doute un blog culturel, comme il en existe des millions sans doute et où je pourrai partager mes goûts avec les lecteurs. Cela me prendra du temps de le créer. J'ai déjà une multitude de sujets qui me viennent à l'esprit rien que d'y penser et je dois apprendre à mieux m'organiser et à moins me disperser. Ce blog concernera essentiellement la musique...
J'ai aussi une autre idée de blog assez novatrice mais je ne suis pas sûre de pouvoir la réaliser. Je l'expliquerai aussi sans doute en privé. Je vous contacterai de la même façon par e-mail pour vous donner les nouvelles URL le moment venu.
Merci en tout cas pour tout votre soutien au cours de cette période d'introspection. Me raconter ici a vraiment été une épreuve assez violente et vous m'avez témoigné tellement de sympathie que j'en ai été très surprise. C'est vrai que je m'attendais à recevoir au moins autant d'insultes que de marque d'affection, et finalement, ça ne fut pas le cas.
Continuez à passer dans le coin, ce blog ne va pas fermer.
Posté le 03.05.2008 par cissie
Voilà, j'aurai bientôt terminé de raconter les pires épisodes alcoolisés de ma vie. il en reste un ou deux dont je parlerai peut-être plus tard. Ils datent d'il y a moins d'un an. Il y a bien d'autres épisodes honteux, mais pas suffisament marquants ni graves pour que je vous en fasse part ici. D'ailleurs ce serait lassant.
Je vais continuer le blog malgré tout, car je ne suis à l'abris de rien aujourd'hui et que je ne peux pas dire avec certitude que je ne serai plus jamais ivre de toute ma vie. J'aurai encore besoin d'évoquer ces souvenirs douloureux sans doute. Il y en a sur lesquels je suis passée un peu trop rapidement.
Il n'empêche que mes écrits pourraient prendre une autre forme dans peu de temps. Je n'ai pas encore vraiment décidé, mais c'est possible. Pensez-vous que je doive faire un autre blog, complètement différent ? Il y a tellement de sujets que je voudrais aborder...Mais c'est vrai que c'est de plus en plus dur déjà de trouver le temps d'écrire ici, entre mes différents projets, le blog, les réponses perso à chacun par e-mail, la musique...Bref, dites-moi ce que vous en pensez.
Pour répondre à vos commentaires, le fait que mon amie ait lu ou non le blog ne va rien changer du tout, d'une part car je sais pas si c'est le cas, et d'autre part parce que je lui demande de ne pas m'en parler et que je sais qu'elle respectera mon choix. Ainsi nous pourrons toujours faire comme si elle ne l'avait jamais lu et continuer à se comporter normalement l'une avec l'autre.
Posté le 23.04.2008 par cissie
Bon, le soleil est là, et les terrasses qui vont avec aussi !
Alors c'est dur de résister à l'appel de la bière. Je n'ai pas résisté ce soir d'ailleurs, j'en ai bue une. Bon, ce n'est pas bien grave.
Je me souviens d'un soir, il y a deux ans. Une amie qui revenait de l'étranger m'avait invitée à une petite fête chez elle. Je savais qu'il y aurait des gens que je ne portais pas forcément dans mon coeur et d'autres que je ne connaissais pas : double stress. En plus, ma moitié n'était pas là pour m'accompagner, donc j'étais seule à affronter les autres et mes démons.
J'étais plutôt sage au début, puis ça s'est gâté. L'un de mes ex est arrivé, et il avait compté dans ma vie. A son entrée, il était déjà trop tard, j'étais ivre morte. Je n'ai pas fait d'esclandre, mais je me suis endormie, dans les toilettes...Evidemment, des gens ont eu besoin d'y aller au cours de la soirée et me sont passés devant sans que je me rende compte de quoi que ce soit.
Au bout d'un moment, une "copine" a cru bon de me réveiller et de me dire tout le mal qu'elle pensait de ma conduite, après plusieurs années sans se voir, et d'affirmer que je la décevais, que j'avais beaucoup changé. Bien sûr je l'ai très mal pris. Je me suis énervée dans mon demi-sommeil et je lui ai dit que je ne supportais pas qu'elle se permette de juger ma vie alors qu'on ne se voyait plus depuis tout ce temps (en tout cas dans mon souvenir flou, c'est ce que j'ai dit). D'autant que je ne pense pas avoir foncièrement changé. Mon orgueil disait : mais qu'est-ce qui lui fait croire que sa vie vaut mieux que la mienne ?
Mon amie s'est arrangée avec elle pour me mettre un taxi qui m'a ramenée chez moi tant bien que mal (je ne sais plus comment je lui ai expliqué où je vivais). Il ma pris plein d'argent, et je suis montée jusqu'à chez moi. J'ai mis la clé dans la serrure, et je n'ai pas réussi à ouvrir la porte...Mon amoureux dormait paisiblement à l'intérieur et n'a rien entendu. Je me suis endormie devant cette porte. C'est mon voisin de palier qui m'a sortie de mon sommeil le lendemain matin assez tôt. Ayant lui-même des problèmes d'alcool (plus maintenant), il fut indulgent avec moi et se contenta de s'assurer que je n'allais pas être seule en rentrant. Je ne savais pas où j'étais, au réveil, je cherchais mon amie et disais des choses incohérentes...
Mon chéri fut surpris, mais ni déçu, ni méchant. Plutôt indulgent même. Quand j'éclatai en sanglote, il me consola et me borda pour que je me rendorme le plus calmement possible. La journée qui suivit fut horrible. Le surlendemain, nous partîmes faire un tour dans un parc d'attraction pour faire revenir le rêve dans ma vie.
Je n'ai pas parlé (avec), ni appelé mon amie pendant un an. C'est elle qui a repris contact avec moi. Nous avons pris le temps plus tard, de discuter un peu de cette soirée. Quand nous l'avons fait, j'avais bu, beaucoup. Je n'en aurais pas eu le courage autrement. Nous sommes redevenues très proches, même si compte-tenu de tout ce que nous avons pu vivre ensemble depuis toutes ces année, il reste une certaine réserve entre nous. Je l'ai revue dernièrement et je lui ai parlé du blog, et du sujet du blog. Elle m'a dit qu'elle le trouverait, donc je lui fais un clin d'oeil virtuel si c'est le cas. Je lui ai dit de ne pas le lire, car personne dans mes amis ou connaissances ne l'a vu, pas même mon amoureux. Bref, si tu me lis, ma petite, ne me parle pas trop de ce blog ;-) , même à moi. C'est tellement personnel et tellement difficile déjà qu'il est inutile d'en rajouter...
Quoi qu'il en soit, un conseil d'actualité : ne jamais prendre un taxi bourrée, déjà que claire, quand on est une fille seule, ça peut finir très mal...
Posté le 17.04.2008 par cissie
Bon, ça va beaucoup mieux aujourd'hui. Mais je dois me battre chaque jour pour conserver un rythme de vie sain car les tentations sont nombreuses et mon entourage ne m'aide pas du tout à ce niveau là.
C'est épuisant.
Et je ne suis pas venue depuis longtemps car j'avais vraiment honte par rapport à vous et à tous les encouragements que j'ai pu recevoir...Je pense que vous êtes sans doute déçus par ma conduite et je m'en excuse. Néanmoins, même dans la douleur, vous m'aidez toujours car pendant cette dernière semaine, j'ai beaucoup pensé à vous et cela m'aide. C'est assez étrange comme sensation, c'est un peu comme si vous étiez Dieu, puisque j'ai choisi d'être honnête...Vous savez tout ce que je vis. Et c'est comme si je me confessais. C'est pour cela que c'est si violent et que je dois me forcer à venir écrire. Malgré tout, cela me donne le sentiment de devoir assumer un peu, pour une fois. Car en général, j'aime bien me mettre des oeillères et enterrer cette culpbilité dans un coin inaccesible de mon cerveau.
Il y a une chose qui a déjà changé chez moi cependant. Au cours de ces dernière nuits alcoolisées que j'ai évoquées la semaine passée, je n'ai jamais été complètement ivre au point de ne me souvenir de rien. J'étais juste "plutôt ivre". Pour moi ça change quelque chose. Ceci dit, si j'avais continué à cette allure, j'aurais été complètement ivre assez rapidement...Sans doute la fois d'après ou celle d'encore après. J'ai trébuché, mais c'est pour mieux m'éviter de tomber.
Je suis tellement bien et heureuse lorsque je suis sobre ou que je n'ai pas la gueule de bois. Rien que cela me prouve à quel point ça vaut le coup.
Posté le 07.04.2008 par cissie
Je fus très choquée de ce qu'il me dit.
Mais soulagée en même temps. A cause de tout ça, j'eus l'impression pendant longtemps que notre amour était pourri. Qu'à cause de toute cette histoire, notre relation de confiance avait été gachée et que c'était perdu pour toujours...
J'avais revu Sean une deuxième fois peu avant ça...J'aurais pu me contenter de revoir mes autres amis, mais c'était plus fort que moi. J'ai lu un horoscope ce matin là, qui disait que des retrouvailles avec un être cher allaient bouleverser ma vie.
J'étais dans un bar, et j'avais déjà abandonné l'option de le croiser, vu l'heure...Et il est arrivé. Il tenait une de ses compatriotes par la main et je m'attendais à tout sauf ça à ce moment là.
Il a laché sa main à elle et il et m'a entourée de ses bras et il m'a serrée jusqu'à l'étouffement. Au bout de 10mn, il m'a un peu relachée, m'a embrassée, doucement sur les lèvres. Sa copine n'a pas cherché à comprendre. Elle s'est éloignée sur une vague piste de danse.
Il voulait tout savoir de moi : ma vie, mon travail, où, comment ? J'ai tout expliqué, sans lésiner sur les détails. Il voulut en particulier savoir si j'étais toujours avec mon chéri et si oui, si je l'aimais toujours autant que je l'avais dit l'année précédente...J'ai ajouté qu'à présent, nous vivions ensemble.
Elle est revenue de la piste de danse, lui a demandé un Gin+Sprite et s'est allumé une Marlboro Light. Il me l'a présentée et je ne'ai pas compris son prénom.
Il a dit : "It's Cissie, one of my great friends. She used to live there..."
Elle s'est assise derrière nous et pendant toute la conversation qui suit, il ne s'est jamais retourné vers elle.
Alors que j'avais dû lui tirer les vers du nez l'année précedente, il m'a parlé de ces années précédentes. Il me dit à quel point tout avait changé, et à quel point il se sentait seul sans moi.
Il me dit à quel point il m'avait aimée. Il me dit à quel point aujourd'hui il pensait encore à moi et il me dit sa douleur :
"It hurts...It still hurts..."
Il m'avoua au milieu de ce bar bondé comment il s'était forcé à me détester et me dit sa douleur à lui...Je tremblais comme une feuille. Ce n'était pas normal et il me voyait...Sa copine est partie mais il est resté.
"It's not as if you were only one of my firt loves..."
Je ne savais plus quoi faire ni dire...Et j'ai pensé à mon amour...
J'ai dit : "Maybe..."
"No !"
Et il a voulu m'embrasser, et je me suis éloignée de lui...
"I don't feel...
- You don't feel comfortable...
- No...
Je l'ai serré dans mes bras. Je ne voulais pas vraiment partir mais je savais que c'était la meilleure chose à faire. Je lui ai fait mes dernières recommandations et je suis partie quand il voulait m'embrasser à nouveau...Et je suis revenue. Je l'ai embrassé une dernière fois.
Bientôt ça fera 3 ans...
Posté le 07.04.2008 par cissie
Désolée pour le retard...
Je n'osais pas écrire la semaine dernière...
J'ai bu un soir sur deux.
Pas au point d'être ivre, mais assez pour me dire que j'étais en danger de replonger. Lucialune, comment vas-tu ? Je suis au plus mal avec les 15 degrés et le soleil de la semaine dernière.
Je suis restée sage, pourtant. Je suis juste sortie avec mon amour, et tout allait bien. Lundi, mercredi, et vendredi...Nous ne sommes même pas sortis vendredi, et il a juste bu une bière.Bonne excuse pour que je boive une bière aussi. Puis 1 bouteille de vin...
Je lui ai dit : "J'ai beaucoup trop bu ce soir". Je n'étais même pas bourrée.
- Et beaucoup trop fumé...
Pour une fois que c'est moi.
Ce soir je suis seule. J'ai appelé une amie avec laquelle je sais que je suis raisonnable. Elle n'a pas répondu. J'ai alors voulu appeler une amie avec laquelle je bois. Je me suis retenue et suis rentrée chez moi. En plus je dois sortir demain soir alors...
Je suis rentrée chez moi et finalement, j'ai acheté deux bières sur le chemin. J'en ai bu une en me disant qu'un apéritif dans mon appartement ne pouvait pas me faire de mal. Je me suis retenue pour ne pas boire la 2è. Je parle évidemment de bières en 50 cl, pour moi le reste n'existe pas.
J'ai mangé, rapidement. J'ai entammé la deuxième, au téléphone avec mon amie avec laquelle je bois. C'était super sympa au début...Ma deuxième bière terminée, je lui ai demandé si je pouvais m'ouvrir une bouteille de vin. Elle me dit qu'elle avait déjà entammé la sienne...Elle boit beaucoup moins que moi et ne savait pas que je venais de boire un litre de bière...
Je n'ai pas trouvé de vin bon marché à ouvrir chez moi. Toutes les bouteilles valant au moins 30 euros, je me suis rabattue sur un appéritif (comment ça s'écrit ? Un p suffit ?). Je viens d'en remplir mon verre à nouveau. Je sais que la journée sera dure demain...
Je pense à vous. Ne soyez pas trop durs avec moi. J'ai besoin de vous...
J'écris un autre article de suite pour penser à des moments heureux...ou pas...
Posté le 31.03.2008 par cissie
Bon, nous sommes le dernier jour du mois et il manque environ 70 visites (67 exactement) sur mon blog pour atteindre les statistiques du mois précédent. Alors peut-être qu'un nouvel article pourrait aider ?
Il s'est passé 2 mois entre le moment de ma trahison et le moment où mon chéri l'a apprise. Puis il s'est passé encore 4 mois avant qu'il ne m'en parle.
J'avais de mon côté découvert l'un de ses secrets qui ne me plaisait pas du tout. Je voulais aborder le sujet avec lui, mais je ne savais pas comment faire. C'était en été, nous nous sommes tous les deux installés en terrasse et nous avons bu un cocktail. L'alcool était censé me donner du courage pour lui parler. Mais lorsque je réussis enfin à évoquer son secret, il se braqua et me mentis en me regardant dans les yeux, ce qui me mit hors de moi. Mais je n'en laissai rien paraître. Je fis semblant de croire à son mensonge et changeai de sujet.
Je repris un cocktail. Très fort bien entendu.
Nous changeâmes de terrasse. Cette fois l'alcool fit bien son boulot et j'eus suffisament de cran pour lui dire que non seulement j'avais découvert son secret, mais qu'en plus, je savais qu'il m'avait menti.
On aurait dit un enfant pris en faute. Il fut obligé d'avouer, et s'excusa. Nous discutâmes beaucoup ce soir là, mais pas assez pour le faire cracher le morceau. Ceci dit nous abordâmes un certain nombre de sujets sensibles et décidâmes de tout mettre en oeuvre pour solidifier et améliorer notre couple.
Quelques jours plus tard, nous sortîmes avec une amie. C'était étrange. J'avais passé la journée avec elle et je lui avais raconté notre soirée mouvementée. J'y avais beaucoup repensé, j'avais beaucoup cogité et cette histoire de secret me trottait dans la tête sans arrêt. J'en voulais plus à mon amour que j'avais bien voulu le dire et le montrer.
Une fois seuls, je remis le sujet sur le tapis. Il me dit alors que lui aussi avait des choses à me reprocher. Lorsque je lui demandai lesquelles, il me répondit :
"Par exemple le fait d'avoir couché avec un de mes meilleurs amis."
Je crus mourir.
Posté le 28.03.2008 par cissie
Juste un petit message pour "Déguisé en pas moi" :
Ton adresse e-mail ne marche pas... Il est vrai que mon introduction n'était peut-être pas très claire...Ce que je voulais dire, c'était que mon chéri a su que je l'avais trompé, mais qu'il s'est écoulé plusieurs mois avant que je ne l'apprenne. Il a été tout a fait normal avec moi pendant très longtemps.
Voilà !
Bon week-end !
Posté le 27.03.2008 par cissie
Mon chéri et moi, nous avons passé plusieurs mois sans parler de cet incident. Il faut dire que j'ignorais qu'il savait que je l'avais trompé.
Un soir, il était sorti avec cet ami. J'étais très inquiète car il ne rentrait pas et ne m'appelait pas. Il finit par le faire et me dire qu'il dormirait chez lui. Je le trouvais bizarre au téléphone. Un peu énervée qu'il ne m'ait pas prévenue plus tôt de ce changement de planning, je tentai de m'endormir tant bien que mal. J'avais laissé mon portable sur ma table de nuit.
Au cours de la nuit, j'ai remarqué que notre ami avait tenté de m'appeler à plusieurs reprises. J'ai tenté de les appeler tous les deux successivement sans succès. La panique me gagna. J'imaginai que mon amour était au courant de tout, qu'il avait décidé de me rayer de sa vie ou pire... Tout me traversa l'esprit.
Un peu plus tard, il m'appela et m'assura qu'il n'y avait pas lieu de m'inquiéter. Je l'interrogeai sur cet appel que j'avais reçu, mais il me dit que son ami dormait à présent, et qu'il ne savait pas pourquoi il avait tenté de m'appeler, mais que cela ne devait pas être bien important.
Rassurée de l'entendre calme et tendre au téléphone, je réussis finalement à fermer l'oeil vers 4h00 du matin.
Il revint le lendemain avec le visage fatigué de quelqu'un qui n'a pas beaucoup dormi, mais il était normal avec moi. Cela acheva de me convaincre que je m'étais fait des idées. Pourtant, le soir, lorsqu'il se changea, je vis de grandes marques rouges sur l'un de ses bras et je lui demandai comment il avait pu se blesser. Il me répondit qu'ils étaient un peu éméchés la veille et que dans le noir, il avait manqué une marche dans l'escalier.
Je sus qu'il ne disait pas la vérité, mais sans doute par peur de la connaître, je ne lui posai pas plus de questions.
Pour Lucialune : j'écrirai bientôt sur ma vie actuelle, même si tout est devenu tellement calme qu'il n'y a plus grand chose à dire ! N'hésite pas à m'écrire quand tu te sens faiblir. Je sais bien combien les week-ends sans boire sont longs et difficiles au début.
Pour Perf : je t'écris bientôt. Merci pour ton soutien inébranlable que je ne mérite sans doute pas !
Et pour tous les autres : merci pour tout et courage à ceux qui luttent contre leur alcoolisme. Vous n'êtes pas seuls.
Posté le 21.03.2008 par cissie
Pour répondre à un commentaire que j'ai reçu, oui, j'ai des amis ! Je suis simplement trop fière pour leur parler de ces problèmes avec l'alcool, mais comme la plupart me connaissent bien, ils sont quand même pus ou moins au courant. J'ai choisi une ou deux personnes avec qui j'en parle, même si cela ne monopolise pas nos conversations. Je pense que sinon, je serais complètement dépressive et certainement au bout du rouleau. Je suis de ceux qui pensent que plus on se plaint et plus l'on a de raisons de se plaindre.
Je ne suis d'ailleurs pas ici pour me plaindre. J'écris parce que j'ai le sentiment que cela m'aide à tourner la page. Et aussi parce qu'au vu des témoignages que je reçois (en privé souvent), cela peut convaincre certaines personnes de s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard.
A chaque fois que j'écris un bulletin, je sens que la douleur s'évapore un peu et que je vais pouvoir passer à autre chose. Si je ne l'ai pas fait avant, c'est parce que je n'étais pas prête et que je n'avais pas le recul nécessaire. Maintenant, c'est le bon moment. Et si j'espère qu'un jour je n'aurai plus d'histoires à raconter, je pense que j'écrirai toujours parce que je l'ai toujours fait. Avant, je le faisais dans un cahier. J'ai commencé à écrire à l'âge de 6 ans mais la fin de mon dernier journal, dans lequel je n'écrivais plus aussi souvent parce que je croyais avoir trouvé en l'amour la réponse à ce que je cherchais, ressemblait tellement à une suite de cuites écrites d'une main incertaine que j'ai préféré l'arrêter.
Et je n'avais plus écrit depuis l'épisode dont traitait mon dernier bulletin. Même pour moi seule, c'était devenu trop difficile de raconter tout ce sordide.
Merci encore pour vos commentaires et messages. Je vais tenter d'y répondre dès que j'aurai un moment, c'est promis. Lucialune, nous avons tellement en commun...