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Nom du blog :
cissie
Description du blog :
Les problèmes d'alcool récurrents, comiques ou non d'une jeune femme d'à peine 25 ans
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
04.09.2007
Dernière mise à jour :
27.06.2008
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Une réponse

Posté le 21.03.2008 par cissie
Pour répondre à un commentaire que j'ai reçu, oui, j'ai des amis ! Je suis simplement trop fière pour leur parler de ces problèmes avec l'alcool, mais comme la plupart me connaissent bien, ils sont quand même pus ou moins au courant. J'ai choisi une ou deux personnes avec qui j'en parle, même si cela ne monopolise pas nos conversations. Je pense que sinon, je serais complètement dépressive et certainement au bout du rouleau. Je suis de ceux qui pensent que plus on se plaint et plus l'on a de raisons de se plaindre.

Je ne suis d'ailleurs pas ici pour me plaindre. J'écris parce que j'ai le sentiment que cela m'aide à tourner la page. Et aussi parce qu'au vu des témoignages que je reçois (en privé souvent), cela peut convaincre certaines personnes de s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard.

A chaque fois que j'écris un bulletin, je sens que la douleur s'évapore un peu et que je vais pouvoir passer à autre chose. Si je ne l'ai pas fait avant, c'est parce que je n'étais pas prête et que je n'avais pas le recul nécessaire. Maintenant, c'est le bon moment. Et si j'espère qu'un jour je n'aurai plus d'histoires à raconter, je pense que j'écrirai toujours parce que je l'ai toujours fait. Avant, je le faisais dans un cahier. J'ai commencé à écrire à l'âge de 6 ans mais la fin de mon dernier journal, dans lequel je n'écrivais plus aussi souvent parce que je croyais avoir trouvé en l'amour la réponse à ce que je cherchais, ressemblait tellement à une suite de cuites écrites d'une main incertaine que j'ai préféré l'arrêter.

Et je n'avais plus écrit depuis l'épisode dont traitait mon dernier bulletin. Même pour moi seule, c'était devenu trop difficile de raconter tout ce sordide.

Merci encore pour vos commentaires et messages. Je vais tenter d'y répondre dès que j'aurai un moment, c'est promis. Lucialune, nous avons tellement en commun...



--

De la difficulté d'écrire - et de revivre - certaines choses que l'on voudrait oublier

Posté le 20.03.2008 par cissie
Parfois je dois vraiment me forcer pour écrire sur le blog. En effet, cela me replonge dans des souvenirs que j'aimerais bien effacer. C'est le cas aujourd'hui, mais je pense qu'il est nécessaire d'en passer par là, d'autant plus que je ne parle jamais ou très peu de mes problèmes avec l'alcool.

Nous avons décidé ensemble taire cet épisode. Mon amour est revenu chez nous et je me suis forcée à avoir l'air normal et j'ai tenté d'enterrer cette histoire au fond de ma mémoire. D'ailleurs je m'en souvenais à peine...

Quelques jours plus tard, je savais que nous devions faire une grosse fête avec ses amis à lui et cela me stressait plus que tout parce que je savais que l'alcool me rendait parfois plus bavarde que de raison.
Je tentai d'être sage, mais le stress me fit au contraire boire encore plus que d'habitude. J'entendis une histoire d'adultère au détour d'une conversation et je racontai à mon tour à quelques personnes (nous étions une trentaine) ce que j'avais fait. Mon ange était là, mais occupé avec un autre petit groupe et il ne remarqua rien de bizarre.

Tout le monde l'apprit rapidement et se mit à me haïr pour ma trahison. Je les comprenais. Mais ce que je redoutais le plus, tout comme celui qui avait été mon amant d'une nuit, c'était que quelqu'un décide d'en parler à mon amour.

C'est finalement le premier concerné qui le fit. Il en eut le courage, contrairement à moi, parce qu'il préférait que son ami l'apprenne de sa bouche plutôt que de celle de quelqu'un d'autre.

Mais je ne sus que bien plus tard...

L'ennui

Posté le 13.03.2008 par cissie
Lorsque je commence à tourner en rond chez moi, que j'ai l'impression d'être insignifiante, je plonge dans mon passé, je relis les vieux carnets de ma vie alcoolisée et je me dis que l'ennui, c'est le bonheur.
Je vous ferai peut-être un jour partager certains de ces passages tragiques de mon existence. Parce que lorsque je les relis, je m'aperçois que j'ai moi-même oublié à quel point j'étais malheureuse. Si je m'en souvenais un peu plus, j'arrêterais peut être de boire complètement.

Il y a déjà un certain temps, je m'ennuyais beaucoup. Un de nos amis, ami surtout avec mon chéri, est venu vivre chez nous quelques temps. il était au plus mal, nous avons tenté de l'aider du mieux que nous pouvions, mais il est dépressif de nature et il prend beaucoup de drogues (contrairement à mon chéri et moi, je précise). Il boit aussi beaucoup. Cela faisait déjà quelques semaines qu'il était là, et puis un soir, alors que cela faisait une semaine que nous étions séparés, mon amour décida de ne pas rentrer, pour voir un de ses amis qu'il n'avait pas vu depuis longtemps.

Quand il me l'annonça, j'étais très décue que mon manque de lui ne soit pas aussi réciproque que je l'aurais souhaité. Je suis rentrée chez moi en colère et en larmes, et je me suis servi un fond de bouteille de rhum qui traînait. Puis notre ami est rentré, alors que je pensais qu'il devait dormir ailleurs. il me proposa d'aller chercher quelques bières. J'acceptai volontiers.

Il revint avec un carton de 12 bières, et 4 gratuites. Je lui fis bien remarquer que c'était beaucoup, et il acquiéça. Mais nous entammâmes tout de même le carton. Nous parlions d'histoires d'amour déçues, et nous avons écouté beaucoup de musique. Nous partagions des choses très personnelles. Je me sentais tellement abandonnée que je lui proposai à un moment, de dormir avec moi, en tout bien tout honneur. Il refusa.

Un peu plus tard, il m'a embrassée et encore beaucoup plus tard j'ai couché avec lui.

Je sens déjà les reproches fuser...

Le lendemain matin, je me levais seule dans mon lit, avec la moitié de mon pyjama. J'enfilai le reste, je me rendis au salon et pris mon téléphone pour appeler mon boulot et dire que je ne pourrais pas venir. Notre ami était venu se coucher dans le salon. je fondis en larmes. il ne se rendit pas tout de suite compte que ce que nous avions fait était très grave et tenta de me consoler sans succès. Nous en avons beaucoup parlé et puis, il s'est enfui, comme c'était prévu. Et j'ai attendu que mon amoureux rentre, au téléphone avec ma meilleure amie...

Pourquoi je n'ai pas complètement arrêté de boire

Posté le 11.03.2008 par cissie
C'est un peu en réponse à quelques remarques que j'ai reçues par e-mail que je tenais à m'expliquer.

Tout d'abord, je suis une grande amatrice de bons vins, comme je l'ai déjà dit dans un de mes posts et j'aime participer à des dégustations. Dans ces cas là, bien sûr, je ne bois pas, ou très peu car on recrache toujours les vins que l'on déguste. Je pense avoir un certain talent pour le faire, on me l'a en tout cas déjà dit. Lorsque j'organise un dîner chez moi, j'adore marier les bons plats que je prépare avec de bons crus que je sélectionne avec soin. Inutile de dire que dans ces cas-là, on est très loin de mon "binge drinking" habituel.

Par ailleurs, je ne peux pas retourner dans ma famille et refuser un verre de vin, cela semblerait suspect et serait comme avouer que j'ai des problèmes avec l'alcool. On me poserait des questions trop gênantes auxquelles je ne saurai pas répondre. J'ai déjà essayé de le faire une fois, mais alors, je m'étais pris un sarcastique "Ben qu'est-ce qui se passe, t'es en cure ?" de la part de mon père et même s'il n'avait aucune idée de la portée de ses parole et que c'était juste une plaisanterie, ça m'a tuée. A l'époque, cela faisait 3 semaines que je n'avais pas bu une goutte d'alcool. C'était il y a 6 ans.

Enfin, il y a des moments ou boire peut juste être un plaisir. Cela peut encore m'arriver. Et c'est d'ailleurs ce qui m'arrive depuis les 4 derniers mois si l'on compte mes 2 rechutes, et depuis les 6 derniers mois si l'on en fait abstraction.

Par contre, ce qui est étrange, mais très bien à la fois, c'est que j'ai noué contact avec plusieurs personnes par l'intermédiaire du blog, et que lorsque je trempe mes lèvres dans un verre d'alcool, je pense à eux, et que je n'ai pas envie de les décevoir. Je n'ai pas envie d'être à nouveau ivre un jour et d'avoir à raconter une autre rechute. Je me ménage et je vous ménage par la même occasion, et je vous remercie pour l'aide que vous m'apportez peut-être sans le savoir.

Une étude récente...

Posté le 03.03.2008 par cissie

"L'histoire du jour
L’alcool ne fait pas oublier, bien au contraire...
AFP
LIBERATION.FR : vendredi 29 février 2008

Une étude menée par des chercheurs de l’université de Tokyo révèle que l’alcool n'aide pas noyer le chagrin, il ne fait que le prolonger. L’équipe dirigée par le professeur en pharmocologie Norio Matsuki explique que l’éthanol contenu dans l’alcool ne fait pas oublier, comme on le croit généralement, mais, au contraire, conserve les souvenirs.

Les chercheurs sont parvenus à cette découverte en testant des rats de laboratoire à qui ils ont infligé des décharges légères pendant plusieurs jours avant de les replacer dans leur cage. Les rongeurs sont devenus terrorisés à chaque fois qu’on ouvrait la cage. Les chercheurs ont alors injecté de l’alcool à certains rats et du sérum physiologique aux autres afin d’étudier les réactions des deux groupes. L’étude a démontré que la peur durait plus longtemps - en moyenne deux semaines - chez les rats recevant une dose d’alcool que chez les autres.

«Si nous appliquons ces résultats aux humains, cela veut dire que les mauvais souvenirs dont on veut se débarrasser vont durer plus longtemps si l’on absorbe de l’alcool, même si cela procure une certaine euphorie sur le moment, avancent les scientifiques. Pour oublier quelque chose de négatif, il vaut mieux l’effacer par quelque chose de positif le plus vite possible et ne pas toucher à l’alcool.»

Les conclusions de l’étude ont été publiées dans la revue académique américaine Neuropsychopharmacology."

Voilà qui explique en partie les longues phases dépressives que j'ai pu vivre et qui faisaient toujours suite à des périodes de forte alcoolisatin. Cela m'apprend aussi certaines choses sur la paranoïa que j'ai parfois l'impression de développer.

Voilà en tout cas de quoi se convaincre de ne pas boire lorsque l'on est déprimé ou en colère. Il faut trouver d'autres solutions et exprimer sa colère ou sa tristesse.

Je sais bien que c'est plus facile à dire qu'à faire, j'en suis le meilleur exemple. Si je suis seule chez moi et que je me laisse submerger par mes doutes ou mes problèmes du moment, j'ai rarement envie d'appeler mes amis pour leur en parler, pour la simple raison que j'ai peur de les ennuyer. Je ne suis pas très douée pour consoler les autres moi-même et j'ai surtout l'impression que ça ne change pas grand chose...

Quand des amis m'appellent à l'aide, je ne sais jamais quoi dire, je me sens plutôt gênée d'ailleurs, et maladroite. Par contre je peux les écouter me parler de leurs ennuis pendant des heures et souvent, c'est autour d'un verre...Peut-être que c'est suffisant pour les aider... Je l'espère. Mais je leur donne rarement mon avis.

Quant à moi, je préfère souvent passer à autre chose. M'occuper l'esprit avec autre chose plutôt que de discuter de mes problèmes m'aide à aller de l'avant et à les oublier. Mais enterrer ainsi tous ses soucis n'est certainement pas une solution sur le long terme. Alors j'essaie de changer cela. J'ai l'impression d'y arriver un peu mieux chaque jour, même si cela me demande beaucoup d'efforts. Est-ce que certains d'entre vous connaissent ce genre de difficulté ?

Par ailleurs, je voulais remercier "Déguisé en pas moi" pour ses messages récents. Tu sais, on va bientôt pouvoir monter un forum des fans de Dionysos avec les lecteurs de ce blog ! Je ne comprends pas très bien le lien avec moi, mais vous êtes plusieurs dans ce cas (et je le suis moi aussi) !

Le questionnaire - l'alcool et moi (avant)

Posté le 28.02.2008 par cissie
Dépendance alcoolique: questionnaire de Short Mast

Oui Non
1-Pensez-vous que vous consommez de l'alcool en quantité plus que la normale?
2-Vos proches vous ont-ils déjà fait des reproches au sujet de votre consommation d'alcool?
3-Vous-êtes vous déjà senti coupable au sujet de votre consommation d'alcool?
4-Est-ce que vos amis pensent que vous êtes un buveur normal?
5-Arrivez-vous toujours à stopper votre consommation d'alcool quand vous le voulez?
6-Avez-vous assisté à une réunion d'anciens buveurs pour un problème personnel d'alcool?
7-Est-ce que l'alcool a déjà créé des problèmes entre vous et votre conjoint?
8-Avez-vous déjà eu des problèmes professionnels à cause de votre consommation d'alcool?
9-Avez-vous déjà négligé vos obligations, votre famille ou votre travail pendant 2 jours de suite ou plus en raison de votre consommation d'alcool?
10-Avez-vous demandé de l'aide ou des conseils à autrui au sujet de votre consommation d'alcool
11-Avez-vous déjà été hospitalisé en raison de votre consommation d'alcool?
12-Avez-vous déjà été arrété, ne serait-ce que quelques heures, en raison d'un état d'ivresse?
13-Avez-vous déjà été inculpé d'ivresse au volant


Réponses :

1. Oui
2. Oui
3. Oui
4. Non
5. Non
6. Non
7. Oui
8. Non
9. Non
10. Oui
11. Non
12. Non
13. Non

RESULTATS:
Si le score est supérieur à 3, une alcoolodépendance est probable dans 80%

J'ai fait ce questionnaire il y a deux ou trois ans. Je m'inquiétais déjà un peu sur mon état, mais avec 7 réponses prouvant qu'il n'était pas normal, j'en ai vraiment eu la confirmation. J'avais déjà décidé d'arrêter mes conneries un jour. Mais je n'étais pas prête, j'en avais encore trop besoin.

Aujoud'hui, je vois les choses différemment.

Dégradation

Posté le 24.02.2008 par cissie
Après ma longue période de stress, je suis partie pour la première fois en vacances avec mon amoureux. Tout était parfait. Il faisait un temps magnifique et nous goûtions au plaisir du farniente et aux délices gastronomiques locaux. Nous faisions aussi beaucoup de visites et de randonnées. Je me sentais détendue et heureuse. J'ai donc baissé la garde.

La dégustation de poissons et crustacés nous imposait un petit verre de vin blanc à chaque repas, et c'était tout simplement délicieux. Mais lorsque ma soeur et mon beau-frère sont venus nous rejoindre pour quelques jours, nous avons vraiment abusé des bonnes choses, surtout moi, comme d'habitude. Je me suis ridiculisée devant lui que je connaissais à peine et j'ai choqué ma soeur qui ne m'avait jamais vue dans cet état. Comme ils ne se doutaient pas le moins du monde que c'était un problème récurrent chez moi, ils choisirent d'en rire. Mais le mal était fait. C'était d'autant plus humiliant pour moi qu'étant l'ainée, j'avais toujours pris soin de montrer l'exemple à ma petite soeur. On peut dire que là c'était plutôt raté.

L'illusion semblait ne plus pouvoir durer tellement longtemps...

La vie sans alcool et France Inter

Posté le 18.02.2008 par cissie
Depuis que je ne bois plus, ou presque plus, je me sens parfois très seule.

Il faut dire que parmi mes amis, rares sont ceux qui ne boivent pas "beaucoup" et soyons honnêtes, "trop". Mais ces personnes ont l'alcool festif. Il ne leur est jamais rien arrivé de mauvais et ils arrivent toujours à garder le contrôle lors de leurs soirées.

Aujourd'hui, quand on me propose de sortir boire un verre, il est fréquent que je refuse, ou même que j'évite la compagnie d'amis très proches, parce que je sais qu'il est quasiment impossible de ne pas boire avec eux. Et lorsque j'accepte, je ne rentre pas bien tard chez moi, et je bois rarement plus de deux verres. Cette situation provoque la surprise autour de moi et parfois l'incompréhension mais je sais pourquoi j'en suis là aujourd'hui et j'essaie de m'y tenir.

Comme je me sens mieux, j'ai envie de temps en temps de sortir et de "faire la fête" comme avant, mais je sais trop ce que cela me coûte physiquement, et moralement. J'ai vécu trop de lendemains qui déchantent où je ne peux rien faire d'autre que rester dans mon canapé à me morfondre et à essayer de calmer mes angoisses. Alors je me retiens.

Je me dis parfois que cette vie est un peu triste et ennuyeuse, mais j'essaie de me tourner vers d'autres centres d'intrêt. C'est difficile, ça ne vient pas comme ça, mais ce n'est certainement pas insurmontable. J'ai seulement peur d'être obligée de me séparer de certaines personnes et cela m'attriste. J'ai cru pendant longtemps que même si l'alcool m'avait apporté beaucoup de souffrances, j'avais aussi vécu un certain nombre de choses bien et même exceptionnelles, qui me seraient restées étrangères sans lui. Je pense surtout à des rencontres que je n'aurais jamais pu faire sans alcool. D'ailleurs, je ne connaîtrais pas non plus mon Amour sans lui. Et je serais peut-être toujours restée la fille timide et discrète que j'étais avant sans alcool. Je ne sais pas ce qui me serait arrivé dans ce cas.

Aujourd'hui, j'ai beaucoup moins peur de m'exprimer, de me mettre en colère, de m'ouvrir aux autres. Même si cela m'a aussi amenée à rencontrer des gens qui ont abusé de ma naïveté et de ma curiosité naturelle. Peut-être que tout cela est dû aux épisodes plus qu'honteux que j'ai vécus et qui m'ont prouvé qu'en comparaison, rien de ce que je peux dire ni faire lorsque je suis lucide n'est ni choquant, ni vraiment stupide. Je me pose la question souvent : aurais-je pu être la même si je n'avais pas bu autant ? Je n'ai pas la réponse.

En dehors de ça, j'ai été contactée par l'intermédiaire de ce blog par Xavier Rinaldi qui travaille pour France Inter et mon blog fera l'objet d'une chronique dans "Blog à part" un de ces prochains matins sur les ondes de la radio. J'étais choquée et très surprise que l'on ait pu s'intéresser à mes écrits et me trouver au milieu de la jungle de la blogosphère, surtout que mon blog est exclusivement écrit, qu'il n'est ni particulièrement joli, ni illustré. Mais j'en suis vraiment très heureuse, d'autant que j'écoute France Inter tous les matins en me levant, même si c'est une heure après la chronique qui est programmée à 6h20...Je vais même intervenir quelques secondes. J'ai hésité avant de dire oui, car j'ai peur que quelqu'un de mon entourage reconnaisse ma voix. Mais je me suis décidée à le faire tout de même car cela peut donner l'occasion à d'autres personnes de découvrir le blog et pourquoi pas, d'y trouver un peu de réconfort. Je vous informerai de la date de diffusion dès que je la connaîtrais et je vous donnerai aussi le lien pour pouvoir l'écouter si vous la manquez.

Merci encore pour les messages que je reçois en privé, et ne vous inquiétez pas si je ne vous répond pas tout de suite, je finis toujours par le faire.

Mes boissons préférées - Hier

Posté le 07.02.2008 par cissie
J'ai beau être une fille (que dis-je, une femme), je n'aime pas du tout toutes ces boissons sucrées que les fabricants essaient de nous vendre comme des breuvages féminins.

J'ai une préférence pour les boissons plus fortes...

Pendant très longtemps, ma boisson préférée était le whisky, vraiment, j'adorais ça. Un peu trop d'ailleurs et j'ai cessé tout contact avec lui depuis 5 ans environ. Je pense que j'aurais même du mal à en reboire une goutte aujourd'hui. Et c'est certainement lui qui a fait de ma voix ce qu'elle est aujourd'hui. Rien à redire là-dessus. J'en suis contente et je pense qu'elle raconte un peu de moi...

Ensuite, je me suis mise au rhum et aux Ti-Punch, aux Mojitos... Là par contre, j'aime toujours autant ça ! Mais je n'en bois plus, ou très rarement (et je me limite à un verre...). Je préfère le rhum à tout autre alcool fort. Je trouve cela plus convivial et moins triste que le whisky. Je ne sais pas d'où me viennent ces connotations positives ou négatives et je les trouve assez ridicule car les deux sont aussi mauvais...

Lorsque je vais (j'allais) dans les bars à Cocktails, je prends le Long Island Iced Tea, parce que c'est le plus fort. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est un mélange de 4 alcools blancs, de soda et de jus de citron. C'est fort, c'est bon, ça donne encore plus soif et au bout de deux normalement, on est déjà bien ivre.

J'aimais aussi beaucoup l'effet des Téquila frappées pendant un moment. Un coup de pompe pendant une soirée (ou du mal à être en forme à cause de la soirée de la veille) ? Hop, une petite Téquila frappée et ça repart ! C'est un vrai coup de fouet !

Sinon, plus classique, je bois (j'ai bu ?) des litres et des litres de bière de toutes sortes : blondes, blanches, brunes, ambrées ou rousses, tout y passe. J'ai une nette préférence pour la Grimbergen, la Carlsberg, la Guiness, la Wickse Witte et toutes les bières d'abbaye, mais s'il n'y a que de la Kro en soirée, je ne dis pas non...

Et le vin...Que dire ? Je suis une grande amatrice de Bordeaux avant tout (et surtout les Saint Julien ou Saint Estephe, même si je craque aussi pour un bon Margaux), mais j'apprécie aussi les Chablis ou Pouilly Fumé avec les fruits de mer. Et j'aime aussi le champagne.

Je ne pense pas être capable de renoncer au bon vin définitivement. J'apprécie trop ses qualités. C'est pourquoi dans ce domaine, mon objectif reste la modération. De plus les bons vins n'étant pas donnés, je ne risque pas de déboucher des bouteilles tous les jours dès que je sors du boulot !

Retrouvailles avec Sean - sans alcool

Posté le 25.01.2008 par cissie
Chose promise...

C'est une parenthèse dans mon récit, mais elle est importante. La première fois que je l'ai revu, j'étais seule. Je suis allée volontairement le trouver là où je savais qu'il serait, après avoir demandé l'autorisation à mon amoureux.

Il était distant au début et j'étais surprise. Il semblait ne pas avoir envie de me parler. Je l'ai poussé à le faire en l'invitant à sortir retrouver des amis dans un bar proche de là. C'est moi qui conduisais et quoi qu'il arrive, je ne voulais pas boire avec lui dans les parages. Lui aussi était sobre.

Il fut muet pendant tout le trajet et n'ouvrit la bouche que pour se plaindre qu'à cause de moi, il allait encore se coucher tard. Et c'est une fois la voiture garée qu'il vida son sac. Tout ça dura si longtemps que les autres pensèrent que nous étions retombés dans les bras l'un de l'autre, mais non.

Il me dit qu'il était plus que jamais concentré sur son travail et qu'il buvait beaucoup moins. Il était toujours "célibataire" et sans attache et souffrait de cette situation parce que la plupart du temps, il se sentait juste complètement seul. Mais c'est aussi seulement quand il était vraiment seul qu'il était lui-même. Il s'est excusé de ne pas à avoir réussi à assumer notre histoire.

Il m'a reproché ses séjours à l'hôpital. Oui car, devinez quoi ? Il faisait lui aussi des crises d'angoisse.

Bref, il ne supportait plus de me voir tous les jours près de lui pendant les périodes où nous étions séparés et alors qu'il n'avait pas besoin de ça pour ruminer notre histoire. Et ça le rendait malade. Je ne m'étais pas aperçue que j'avais été égoïste moi aussi et qu'il n'était pas uniquement le "salaud" dans cette affaire. Je croyais que j'essayais de l'aider, alors que ma présence l'empêchait de guérir. Mais ma vie à cette époque était trop difficile pour que je le comprenne.

Mais il m'a aussi dit qu'il ne pourrait jamais m'oublier parce qu'il avait vécu avec moi les pires et les meilleurs moments de sa vie.

De mon côté je lui ai dit l'effect désastreux que sa rencontre avait pu avoir sur moi à l'âge de 18 ans, alors que j'étais encore si naïve et si facilement impressionable. Je lui ai dit combien il avait été difficile de vivre ça pendant 3 ans, à tenter de construire quelque chose et à s'écrouler à chaque fois.

Nous étions au même endroit que là où il m'avait demandée en mariage. Il m'a répété qu'il était complètement sincère mais qu'il regrettait d'avoir fait ça car c'était trop dur pour moi de répondre à cette question. Et je lui ai reproché de l'avoir posée...

C'était la première fois que nous nous sommes revus. Et nous avons encore gardé beaucoup de choses à l'intérieur.

Il m'a demandé de lui envoyer un faire-part pour mon mariage...
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