Posté le 17.01.2008 par cissie
Voici une liste non exhaustive des différents effets néfastes que l'alcool a pu avoir sur moi au cours de ces 8 ou 9 dernières années :
- Lors des périodes ou je buvais beaucoup (1/2 bouteille de Whisky ou de Pastis tous les deux jours, sans compter l'apéro, ou 1,5 bouteille de vin blanc, sur des périodes de 2 à 3 mois), j'ai beaucoup grossis. Ce qui me choque le plus aujourd'hui, c'est de voir les photos de cette époque, et surtout mon visage. Il était devenu tellement bouffi, tellement bizarre. Ce qui était encore plus étrange, c'est que plus je me trouvais laide, plus je me maquillais, plus je m'habillais sexy, plus j'osais des styles improbables...Je ne regrette pas d'avoir vécu ainsi, car j'ai appris beaucoup sur moi et qu'il y avait aussi de bonnes choses dans ma vie à ce moment-là. En tout cas c'est ce que je croyais...
- L'alcool jaunit les dents
- L'alcool m'a bousillé l'estomac et un peu les papilles. J'aime toujours autant les bons restaurants et la cuisine gastronomique, mais j'ai l'impression de devoir toujours ajouter du sel ou du piment pour que ça ait du goût.
- L'alcool a changé ma voix. J'ai toujours eu une voix assez grave naturellement, mais elle est plus éraillée qu'avant et encore plus grave on dirait. Il faut dire que tous les verres que j'ai bu s'accompagnaient inévitablement d'un tas de cigarettes, qui n'ont pas dû arranger beaucoup les choses.
- Je vois moins bien. Ma vue a beaucoup baissé ces dernières années et je suis sûre que l'alcool est responsable, du moins en partie.
- J'ai des trous de mémoire. J'ai toujours eu une très bonne mémoire, même si je suis tête en l'air. Mais aujourd'hui, me souvenir du nom d'un de mes clients par exemple m'est très difficile. J'oublie les anniversaires, les dates importantes. J'oublie tellement de choses dans mon travail que je dois noter sur un cahier toutes les tâches que j'ai à effectuer chaque jour, sinon je ne m'y retrouve pas.
- J'ai de grosses difficultées de concentration. Je commence un récit ou une phrase, et j'en oublie le début. Je réponds à une question, et au beau milieu de la réponse, je l'ai oubliée...
- Je suis de plus en plus paranoïaque
- Je vous passe les problèmes cardiaques : palpitations, angoisse, etc.
Bref, beaucoup de signes qui prouvent à quel point l'alcool est néfaste pour la santé, si vous en doutiez encore !
Je remarque que j'ai un nombre de visites quotidiennes assez constant et assez élevé depuis quelques temps. Je pense avoir des lecteurs fidèles. Alors n'hésitez pas à me laisser des commentaires. Je pense aussi aux personnes qui ont aussi des problèmes d'alcool ou d'addictions, si vous avez besoin de discuter, vous pouvez compter sur moi.
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Posté le 09.01.2008 par cissie
Il y a beaucoup de sujets que j'ai envie d'aborder mais mes idées sont bien embrouillées.
Ce soir je n'avais pas très envie d'être seule et je savais que ça allait être le cas. J'ai hésité ce midi à appeler une amie pour sortir dîner avec elle et ce soir à en appeler une autre pour aller boire un verre.
Finalement, j'ai choisi de travailler tard et de rentrer chez moi me préparer un bon plateau télé.
C'était plus prudent, je suis tellement fatiguée en ce moment. Je bois tranquillement du soda (sans caféine), bien au chaud dans mon salon avec mon blog, ma télé et mon chat pour compagnons. Et ça me plaît.
Mais c'est souvent à la nuit tombée que l'envie de boire survient. Il n'est pas trop difficile de résister, car cette envie ne dure pas vraiment longtemps. Mais il suffit que quelqu'un m'appelle pour me tenter et c'est bon, je plonge...J'ai du mal à dire non. Même si je suis en progrès.
Mes rêves sont étranges en ce moment. Depuis que je ne bois plus (ou presque), il m'arrive fréquemment de rêver que je suis ivre et de me réveiller en ne sachant plus si c'est ma mémoire qui me fait encore défaut ou s'il s'agissait effectiveent d'un rêve. Je réussis à me donner des sueurs froides moi-même.
C'est bizarre de rêver d'un trou de mémoire.
J'ai aussi rêvé de Sean dans la nuit de samedi à dimanche et c'était un rêve passionné dont je devrais avoir honte. Je ne l'ai pas vu depuis un an et demi, mais peut-être que le fait qu'il m'écrive des e-mails ces derniers temps me trouble. D'autant plus que j'ai remarqué qu'il m'avait inscrite dans son répertoire à "Cissie chérie". On m'avait pourtant dit qu'il avait lui aussi une relation sérieuse depuis un moment. Il ne m'en a jamais parlé, mais il avait de quoi avoir peur de le faire, connaissant mes réactions à ce sujet. Il faudra d'ailleurs que je vous en reparle une autre fois. Car nous nous sommes revus à 2 occasions après notre vraie rupture.
Concernant le 'viol' (j'ai du mal à considérer qu'il s'agissait d'un viol, même aujourd'hui) je me souviens que peu avant que je quitte la maison familiale, ma mère m'avait mise en garde contre ces nouvelles techniques criminelles qui consistent à mettre dans le verre de jeunes filles de la drogue pour les violer ensuite. Mais à 16 ans, je pensais encore que rien ne pouvait m'arriver et comme tous les adolescents, je me croyais invincible. Elle m'avait dit qu'il fallait toujours garder son verre à la main et ne jamais accepter un verre que l'on n'avait pas vu être servi. Je n'ai pas écouté.
C'est pour cette raison que je me suis sentie coupable et que je n'ai pas voulu en parler à ma famille lorsque c'est arrivé, alors que je venais tout juste de fêter mes 19 ans. Par ailleurs, j'avais besoin de voir ma famille stable, solide, comme d'habitude en fait, à ce moment de ma vie, et pas de la voir déstabilisée.
Mais même lorsque ma mère m'a traitée de traînée et m'a demandé avec qui selon moi j'avais pu attraper cette MST (je n'avais pas pu lui cacher), je n'ai pu que lui répondre que je ne savais pas. J'avais une idée assez précise de la façon dont je l'avais attrapée, mais je me sentais si coupable que je n'ai pas pu en parler.
Maintenant, je voudrais enterrer cet épisode de ma vie à nouveau et ne plus trop l'évoquer si ça ne vous embête pas.
Perf, merci pour ton commentaire. Pour information, je n'ai pas vraiment confiance en moi et je doute beaucoup, de beaucoup de choses. Mais je me rattrape dans d'autres domaines et dès que je peux prouver que je suis la meilleure quelque part, je n'hésite pas.
Et si tu as des anecdotes sur des gens bourrés, je veux bien. Je crois que ça me rassure d'entendre que ma situation n'est pas la pire, même si j'ai parfois eu l'impression que cela m'empêchait parfois d'arrêter de boire. Cependant, les éléments de ma vie que je dévoile ici sont seulement ceux qui ne pourront permettre à personne dans mon entourage de me reconnaître. Et j'ai dans ma mémoire encore tout un stocks d'épisodes peu glorieux...
Posté le 04.01.2008 par cissie
Je voudrais tout d'abord souhaiter à tous mes lecteurs une excellente année 2008. Parce que vous êtes de plus en plus nombreux et que cela m'aide. Plus particulièrement, je voudrais remercier les personnes qui m'ont laissé des commentaires si encourageants ces derniers temps.
Mes crises d'anxiété redeviennent omniprésentes et je dois me battre contre elles au jour le jour si je ne veux pas devenir en plus dépendante aux médicaments...Je m'enferme donc chez moi et j'évite les situations à risque. On verra...
Lorsqu'elles ont commencé, j'étais allée voir le médecin qui m'avait prescrit des anxyolitiques. Malheureusement pour moi ils s'accomodent mal de l'alcool.
Un soir je me suis rendue à une fête d'anniversaire chez une très bonne amie, mais qui ne fréquente plus exactement le même milieu que moi. Il y avait plusieurs personnes que je ne connaissais pas et quelques autres que je ne porte pas particulièrement dans mon coeur en raison de leur air supérieur et méprisant.
Je vous laisse iméginer la suite : après m'être ridiculisée, m'être endormie sur le sol de la salle de bain (c'est quelque chose qui m'est arrivé un certain nombre de fois sous l'effet de l'alcool) et avoir provoqué une dispute, mon amie a réussi à me mettre dans un taxi. Bien évidemment, il m'a pris beaucoup d'argent, mais il est possible que j'aie eu du mal à lui indiquer le chemin de chez moi.
J'ai réussi à franchir la première, puis la deuxième porte, mais celle de mon appartement resta irrémédiablement close. Je n'eus même pas la présence d'esprit d'appeler mon chéri qui dormait à l'intérieur pour m'ouvrir...Je me suis endormie sur le pallier. C'est mon voisin d'en face, heureusement compréhensif qui me réveilla. Je prononçai des paroles vides de sens et demandai où était mon amie, avant de reprendre conscience, de le remercier et de rentrer chez moi honteuse. Mon chéri s'était à nouveau inquiété, mais avait réussi à dormir cette fois, heureusement ou non.
Je me suis vraiment fait peur cette foi-là (encore une fois), et ça m'a calmée pour un moment (encore une fois). Mais pas plus de quelques mois.
Posté le 26.12.2007 par cissie
A partir de cette période de ma vie, j'ai commencé à faire de réelles crises d'anxiété, comme celles que Sean faisait à une époque. C'était horrible et vraiment handicapant. Il m'est arrivé de ne pas oser sortir de chez moi tellement mon angoisse était forte.
Cela a duré trois bons mois, au cours desquels la fréquence de ces crises alternait entre une fois par semaine et une ou deux fois par jour, lorsque j'étais au plus mal. Je ne pouvais plus travailler, je ne pouvais plus faire grand chose en fait. J'étais un légume. L'avantage, c'est que même boire ou fumer des cigarettes me faisait peur et que ce fut par conséquent une période très sobre de ma vie.
Je suis revenue à l'alcool en douceur, pour ne pas brusquer mon corps. Mais j'ai cédé, à nouveau.
Je devenais folle, car les seuls moments où l'angoisse disparaissait, c'était lorsque je buvais. Je suis sortie un soir voir une ancienne amie qui vivait avec moi à létranger. Nous avons bu beaucoup, et même énormément, de 20h00 à 6h00 du matin. Mon amoureux m'attendait dans notre lit et je ne lui ai jamais donné de nouvelles. Il était très inquiet pour moi. C'est un jeune homme inconnu qui m'a ramenée en voiture. Mon ange avait tenté de m'appeler un nombre incalculable de fois en vain. Il venait de se résigner à ne pas aller travailler mais à appeler tous les hôpitaux de la ville pour me chercher. Il pensait réellement qu'il m'était arrivé quelque chose.
C'est la première fois qu'il s'est réellement énervé contre moi. Il était tellement tendu que le soir venu, il ressentit le besoin de sortir prendre l'air. Le fait de rester seule m'angoissait tant que je le suivis dans le froid, avec ma pauvre respiration saccadée.
Nous avons beaucoup parlé. J'ai beaucoup pleuré et j'ai promis de ne jamais recommencer. Il nous a fallu beaucoup d'amour pour surmonter cela.
Et Dieu merci, j'ai tenu ma promesse.
Posté le 21.12.2007 par cissie
Souvent, les lendemains de cuite, je pense à mes parents.
Je pense à eux et je pleure, parce qu'ils ne m'ont pas élevée comme ça. C'est un peu comme dans la chanson "Si Maman Si" de France Gall. Je me dis qu'ils ne méritent pas que je me détruise comme je le fais alors qu'ils ne s'en doutent pas et qu'ils continuent à être fiers de moi, et qu'ils se sont battus pour me donner cette éducation.
Ils ne voient qu'un petit bout de l'iceberg. Ils ne voient que mes Panick Attacks et les anxyolitiques (que je prends le moins souvent possible tout de même, pas besoin d'être accro à une nouvelle substance).
Ils auraient tellement honte s'ils savaient. Ils pensent tellement de bien de moi, de ma réussite professionnelle, de mes responsabilités, de mes études et de mon bac +5 à 22 ans tout juste.
Ils ne pourraient pas comprendre, et je ne veux pas les décevoir.
J'ai toujours tout fait pour les protéger, toute ma vie. J'ai voulu qu'ils soient ainsi fiers de moi. Et je suis partie si jeune de la maison familiale, beaucoup trop jeune pour affronter la vie. J'étais très naïve et vulnérable. J'avais grandi dans un milieu provilégié et hyper-protégé. Un vrai cocon. Mais une fois lachée dans la nature, ce fut une catastrophe.
Et jamais ils ne se sont doutés de quoi que ce soit. Ils ont accepté de fermer les yeux et de nier un certain nombre de choses.
Posté le 14.12.2007 par cissie
J'ai eu une année difficile après ma crise d'amour, mais cela me servit de leçon et je mis très longtemps avant de me remettre à troubler mon couple.
Mais j'ai continué à trop boire. Je me suis ridiculisée devant les parents de mon chéri, mais il est tout de même venu s'installer chez moi. Notre appartement était petit, et notre vie pas très facile. Mais nous avions beaucoup d'amis et faisions beaucoup de fêtes. Nous étions plutôt oisifs, mais j'étais heureuse. Heureuse simplement qu'il soit tous les jours à mes côtés.
L'année qui suivit se déroula presque sans heurts. Mais vers la fin de l'année, mon attention se relâcha.
Je me suis dangereusement rapprochée d'un jeune homme de mon entourage. Il savait qu'il me plaisait depuis le début. Il en a beaucoup joué et un soir nous nous sommes embrassés. Ce n'était pas grave, nous avons tenté d'oublier cet incident tous les deux, mais il revint à la charge un soir de grande fête, sous le nez de mon amoureux qui ne se doutait de rien.
Et tout bascula, à nouveau.
Cette fois l'alcool était responsable seulement en partie. Mais il m'avait incitée profondément à tomber dans les bras de ce charmeur invétéré. Mais c'était tout de même aussi mon choix...
Posté le 03.12.2007 par cissie
Cette nuit j'ai rêvé que je rechutais encore, et qui plus est devant un membre de ma famille.
Je crois que c'est de là qu'est partie la décision de ce blog : avoir été ivre devant un membre de ma famille. J'ai eu si peur que j'ai décidé d'arrêter ce jour là.
C'est relativement étrange car depuis mon arrêt d'ivresse (J +17 depuis ma dernière rechute), je rêve souvent que je suis ivre. Je me réveille angoissée car je ne sais plus si c'est la réalité ou non. Ces rêves se caractérisent essentiellement par cette impression d'avoir oublié une partie de ma soirée et par la honte qui s'en ressent. La peur d'avoir fait quelque chose de mal mais la honte d'oser demander à quelqu'un si c'est bien le cas.
J'ai souvent pratiqué la politique de l'autruche dans ma vie et je le fais encore aujourd'hui dans d'autres domaines que l'alcool. A chaque fois que j'ai des trous noirs, je préfère ne pas savoir ce qui s'est passé plutôt que l'on me mette sous le nez mon comportement ridicule, méchant, voire obscène. C'est en train de changer, avec la disparition de ces derniers. Malgré tout je me souviens d'une fois ou une personne a voulu me faire réagir en me disant précisément ce qui s'était passé lors d'une soirée extrêmement alcoolisée. Je me suis bouché les oreilles pour ne pas l'entendre, c'était trop douloureux et cela me faisait très peur. Il est difficile d'avoir peur de soi-même.
Mais j'ai remarqué assez vite que ce que mon cerveau oubliait correspondait simplement aux choses trop difficiles à supporter pour mon ego.
Et il y en eut beaucoup.
Posté le 29.11.2007 par cissie
Je reprends le cours de mon récit.
La vraie première crise eut lieu en juin. Je suis sortie "boire un verre" avec une amie de boisson. J'ai rencontré un jeune homme qui était très gentil et qui m'a suivie chez moi et j'ai trompé mon amour avec cet inconnu, alors que j'étais totalement ivre.
Le réveil fut très douloureux et éprouvant. J'ai appelé mon chéri tout de suite. Je l'avais déjà appelé pendant la nuit et il n'avait pas pu en dormir, stressé et jaloux qu'il était de savoir qu'il y avait un autre homme chez moi.
J'ai pleuré sous la douche, et sur tout le trajet qui me menait à mon travail à l'époque. J'ai pleuré le midi, je l'appelais tout le temps pour dire que je regrettais infiniment, que j'étais minable et que je ne le méritais pas. Je pleurais, je travaillais. je me remettais en question, je pleurais et je l'appelais.
Ce fut comme ça jusqu'au soir où je pris le train pour le rejoindre. Il me prit dans ses bras pour me calmer (j'étais dans un état lamentable). C'est lui qui m'a consolée et aidée à remonter la pente. J'ai pris conscience de l'horreur de ma conduite et il a su me pardonner. Il a une telle force morale que j'en suis admirative.
Il est tellement unique et j'ai tellement de chance...
Je décidais de ne plus boire sans lui. Cela dura un moment, mais pas éternellement bien sûr.
Posté le 27.11.2007 par cissie
Après 2 rechutes coup sur coup dans la même semaine, je reprends à nouveau ma vie en mains. Pour l'instant j'en suis à J +11 et ça va. Je suis très motivée, vraiment. Dans tous les cas je ne peux plus boire autant. Physiquement, c'est très dur et éprouvant. J'ai fait une grave "panick attack" la semaine dernière, du moins la plus grave depuis 1 an et demi.
Alors je fais quoi ? J'essaie de m'aérer, de faire du shopping et mes achats de Noël, de trouver des sorties culturelles intéressantes, de m'occuper de mon amoureux et de moi, en mangeant sainement, de voir ma famille au maximum.
Et je me sens si bien et si fière de moi dans ces moments-là...
Par contre, cette période s'accompagne d'un refus de voir qui que ce soit d'autre en ce moment, que mes collègues, ma famille et mon amour. Et évidemment, cela exclut complètement les gens avec qui j'ai l'habitude de boire.
J'aimerais sortir le soir pour dîner, pour changer. Et pas pour "prendre un verre". Surtout qu'il n'y en a jamais qu'un seul...
Posté le 13.11.2007 par cissie
J'ai rechuté hier.
Après trois mois de non-beuverie.
Je me sens minable, j'ai honte. Mes poumons sont en feu, j'ai mal au coeur et je m'en veux tellement. Même si mon amour me serrait dans ses bras ce matin pour me consoler tandis que je pleurais de rage et de douleur. Je m'en voulais tellement. J'avais tenu presque 3 mois. Je ne m'étais pas privée de boire, mais j'avais bu raisonnablement, ce qui ne m'arrivait jamais avant.
Et là tout fout le camp. On repart à zéro et moi je voudrais mourir.