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Nom du blog :
cissie
Description du blog :
Les problèmes d'alcool récurrents, comiques ou non d'une jeune femme d'à peine 25 ans
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
04.09.2007
Dernière mise à jour :
27.06.2008
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Un bilan après tout cela

Posté le 02.10.2007 par cissie
Voici les éléments que l'on pourra retenir après ces 2 années d'intenses beuveries :

- J'ai couché avec 3 amis (et presque 4) et je les ai tous perdus par la même occasion.

- J'ai été violée et ai failli attraper le SIDA ou n'importe quelle MST

- J'ai failli tomber enceinte un paquet de fois et ai pris 4 fois la pilule du lendemain dans la même année

- je me suis fait virer de certains bars et n'ai pas été acceptée dans d'autres

- Je me suis fait voler mon portefeuille

- Je me suis régulièrement endormie dans des endroits improbables voire dangereux.

- j'ai envoyé des messages compromettants à des membres de ma famille qui ont pu soupçonner des choses graves à mon sujet.

- J'ai tenté de voler le mec d'une copine, juste pour une soirée

- Je me suis perdue en pleine nuit dans une ville inconnue

- J'ai dépensé presque tout mon argent en alcool

- J'ai demandé à 2 couples (ou quasi couples) une relation à trois avec eux

- J'ai failli perdre ma meilleure amie qui ne me reconnaissait plus.

- J'ai pris 5 kg

- J'ai volé de l'argent à l'un de mes patrons pour acheter de l'alcool

- Je me suis fait vomir l'alcool ingurgité pour pouvoir boire plus.

- J'ai essayé d'embrasser un voisin de ma résidence universitaire

Et j'en oublie sûrement.

Le pire de tout, c'est que même après tout ça, je n'ai pas arrêté de boire, alors que la honte que j'ai pu éprouver à cette époque n'était plus vivable...



--

Respirer

Posté le 01.10.2007 par cissie
Je suis partie vivre à l'étranger et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela a largement contribué à renforcer mon alcoolisme.

Les soirées étudiantes se sont rapidement mises en place. En début de séjour, j'ai essayé d'embrasser un jeune étudiant nordique qui a refusé mon baiser et pour oublier ma honte, j'ai bu énormément.

Cotoyer mes nombreux voisins de résidence chaque jour était devenu insupportable. Je ne pouvais donc plus rester sobre. J'étais dans un état de dépression avancé. Je pleurais tout le temps, j'avais envie de rentrer voir ma famille et je me réfugiais dans des souvenirs d'enfance.

J'ai tout de même eu une belle histoire avec un jeune français aussi paumé que moi, mais très cultivé, très dandy et qui partageait ma dépression. Le seul hic étant qu'il n'était pas célibataire. Il venait dormir presque nu dans mon lit une fois par semaine, me calinait et m'embrassait, mais nous n'allions pas plus loin, car il souhaitait rester fidèle à sa copine. Pour moi, il avait déjà dépassé le stade de l'infidélité depuis longtemps.

Ses caresses m'ont aidée à survivre pendant la fin du séjour.

A mon retour, je devins plus sobre que jamais.

Toucher le fond

Posté le 25.09.2007 par cissie
Je me suis mise à boire énormément. Je voulais lui montrer que je m'amusais sans lui. Mais il n'était pas dupe, car la nuit, complètement ivre, je tentais d'entrer chez lui par effraction en hurlant. J'allais voler des bières sous son lit ou m'endormir nue à ses côtés.
Je m'excusais mais il le prenait mal tout de même et c'était bien normal.
Par dépit plus qu'autre chose, je cherchai du réconfort dans les bras de plusieurs de mes amis, qui bien sûr ne le sont plus aujourd'hui.

Mais ça ne passait pas.

Je devenais bouffie, boulimique en plus d'être alcoolique. Je voyais la fin de l'été approcher et je n'avais qu'un objectif : faire l'amour à Sean une dernière fois.

En désespoir de cause, alors que mon job était déjà terminé, je retournai le voir à la fin de l'été. Il était calmé, avait oublié le mal qu'on s'était fait. Il m'a parlé de notre relation, de la force de ses sentiments pour moi et du fait qu'il n'arrivait pas du tout à l'assumer.

Il ne voulait pas m'embrasser. Je lui ai acheté des bières jusqu'à ce qu'il change d'avis. Nous sommes rentrés chez lui et avons fait l'amour 6 fois dans la nuit. Je le haïssais et l'aimais comme une dingue à la fois.

Je suis repartie chez moi le lendemain alors qu'il m'ignorait presque totalement. Nous avons passé un an sans nous voir.

Déséquilibre

Posté le 24.09.2007 par cissie
Je tentai de me convaincre que tout cela n'était rien. Que le lendemain, mon amant terrible m'ignorerait superbement comme il l'avait déjà fait par le passé, et que cette incartade n'aurait pas de conséquence. Malheureusement, je me trompais.

J'ai donc essayé de sauver la face et de chercher à savoir jusqu'où mon premier amour de l'été était prêt à s'engager. Mais je l'ai fait alors qu'il était déjà un peu tard, car mon histoire avec Sean (mon amant terrible) était déjà bien avancée et j'ai été très maladroite.

Il s'est braqué, nous nous sommes "séparés" et je me suis lancée à corps et à coeur perdu dans ma relation violente, passionnelle, destructrice et alcoolisée avec Sean.

Nous étions très démonstratifs et Sean était beaucoup plus impliqué que l'été précédent. Nous étions le couple phare du coin. Nous faisions l'amour tout le temps et c'était génial. mais nous buvions aussi beaucoup, tous les deux.

Il me présenta à ses parents comme sa petite amie et étant donné son passé et sa réputation de Dom Juan, c'était assez exceptionnel.

Et un jour il m'a quittée.

Et j'ai perdu complètement pieds.

Un grand n'importe quoi

Posté le 21.09.2007 par cissie
Tout avait pourtant bien commencé.

J'étais assez rapidement sortie avec un très bon ami à moi, que j'admirais et aimais beaucoup malgré sa peur de l'engagement. Nous avions couché ensemble dans des circonstances très alcoolisées la première fois, mais depuis nous avions des soirées plus romantiques à base de couchers de soleil, dîners, etc.

Je me tenais le plus loin possible de mon amant terrible de l'année précédente, car je savais que je ne pouvais pas lui résister. Il me relançait régulièrement pour savoir où je passais mes soirées, et je me plaisais assez à lui répondre que je les passais avec un autre.

Un soir, alors que je venais de quitter devant chez lui mon nouvel amour, je croisai mon tentateur. Il m'emmena prendre un verre et tout fut parfaitement normal. J'avais l'impression que nous pouvions être amis.

Mais au moment de le raccompagner en voiture, il m'embrassa. Je sortis de ma voiture pour "bavarder avec lui 5 minutes".

Et tout bascula.

Remontée à la surface

Posté le 20.09.2007 par cissie
Cet épisode m'a bien évidemment beaucoup marquée. Mais j'ai réussi à refaire surface. Je me suis méprisée et j'ai culpabilisée alors que cette fois ce n'était pas ma faute. Jamais depuis que je buvais (et plus jamais jusqu'à aujourd'hui) il avait été aussi difficile pour moi de me réveiller, alors même qu'il était 15h00. Je m'étais sentie si lourde et pateuse et j'avais si peur...

Pendant cette période, je continuais à bien travailler en cours, je ne laissais rien transparaître. Les gens qui ne passaient pas leurs soirées avec moi ne pouvaient rien deviner de mon état mais j'étais fragile. Je fondais en larmes à la moindre remarque et je déprimais. Mais c'était nécessaire pour que je me reconstruise.

Puis, j'ai fait mon deuxième test du sida dans un centre gratuit. Je n'avais rien et tout allait donc pour le mieux.

J'ai rencontré un nouveau jeune homme séduisant, alors même que j'étais toujours en contact avec un autre rencontré pendant l'été et auquel je m'accrochais. Bien sûr, les deux buvaient beaucoup, mais le deuxième était aussi un rugbyman confirmé et s'entretenait plus physiquement que le premier. notre histoire ne passa pas deux mois, mais j'étais redevenue moi-même pendant cette période et j'avais eu une petite part de bonheur.

L'été suivant approchait et avec lui son lot de surprises et d'expériences néfastes pour ma santé mentale et physique.

Le néant

Posté le 18.09.2007 par cissie
Quelques mois plus tard, j'avais repris une vie presque normale. Je buvais un peu plus qu'avant mais beaucoup moins que pendant l'été.

Un soir, j'étais avec une amie dans un bar. Nous buvions des cocktails au champagnes excellents, mais je n'en ai pas abusé. Au bout d'un certain temps, nous avons rencontré un groupe de personnes qui se trouvaient là. Nous avons discuté un peu très sagement.
Je suis allée au bar pour recommander un verre. Un jeune homme était là et il a voulu me l'offrir. Nous avons bavardé un peu et je ne me suis pas méfiée de lui. Quelques secondes après qu'il m'ait offert le verre, je ne me souviens de rien. Je n'ai plus son visage, ni sa voix. Je n'ai que des bribes d'images sans le son qui me reviennent.
Je me suis réveillée le lendemain à 15h00 dans une chambre d'hôtel inconnue. J'étais seule et le sol était jonché de préservatifs usagés.
C'est le bruit du téléphone qui m'a réveillée. C'est le bruit incessant du téléphone qui sonnait depuis une heure qui m'a réveillée. Je ne m'étais jamais sentie aussi mal de ma vie, physiquement.
Cette fois, il s'agissait d'un viol avec la drogue du viol, je le sais maintenant. ce n'était pas parce que j'avais trop bu, car je n'avais pas vraiment trop bu ce soir-là.

Je suis sortie pour voir où j'étais. J'étais dans un quartier très chic et hors de prix. Dans un hôtel très cher et la chambre avait été payée. C'était déjà ça...

J'ai réussi à faire abstraction de cet épisode de ma vie. Je voulais m'en sortir absolument. J'en ai parlé à deux personnes afin de ne pas le garder pour moi et de ne pas devenir folle.
Puis je l'ai rangé dans un coin de ma mémoire et ai fermé la porte à clef.

Première crise d'angoisse

Posté le 12.09.2007 par cissie
Et le stress est revenu. Je me suis donc mise à nouveau à sortir très souvent, d'autant plus que l'été qui approchait allait une nouvelle fois m'éloigner de celui que j'appelais alors "l'homme de ma vie". Je buvais très souvent alors que j'étais en période d'examens et mon corps s'habituait à l'alcool...Nous ne sortions plus ensemble depuis un an et j'espérai tellement.

Et puis un soir, 15 jours à peine avant mon départ pour ma destination "job d'été", nous avons fait l'amour pour la première fois. Nous étions à nouveau ensemble. Tout était merveilleux, parfait : le soleil, la musique et mon amour. Que demander de plus ?

J'ai débuté ce travail saisonnier avec beaucoup de bonnes résolutions, mais mes nouvelles fréquentations là-bas ne m'ont pas aidée. Je me suis rapidement fait beaucoup d'amis mecs et plusieurs d'entre eux me tournaient autour comme des abeilles autour d'un pot de miel. Et un soir, bourrée, j'ai embrassé un autre garçon. J'ai considéré ça comme un accident, du moins j'ai essayé de le faire. Mais j'étais tellement déçue par moi-même que j'ai très vite lâché prise. Je me suis noyée dans un océan d'alcool et d'hommes. Deux mois, 5 mecs (dont un seulement avec qui j'avais couché, mais plusieurs fois), et 5 kilos plus tard, je revins bouffie à la case départ. Mais j'étais beaucoup moins innocente et naïve, beaucoup plus blasée et dégoûtée, de moi-même essentiellement. J'étais arrivée si bas, plus rien ne pouvait m'atteindre, je n'avais plus d'importance. Alors je me suis négligée.

Pour ne pas subir, j'ai pris le parti de me persuader que tout ce qui m'était arrivé, je l'avais parfaitement choisi. En dehors d'une chose, un nouvel amant qui allait me donner du fil à retordre au cours des 3 années suivantes, c'était faux. L'alcool avait pris toutes les décisions à ma place, mais il était trop difficile de me l'avouer à cette époque.

En rentrant, ne pas être ivre pendant plus de deux semaines de suite est devenu exceptionnel. Mon entourage proche changeait, je ne voyais déjà presque plus que des personnes qui buvaient.

Cette difficile période...

Posté le 12.09.2007 par cissie
J'étais perdue. Heureusement, j'avais une très bonne amie qui m'a aidée à surmonter ce cap, très difficile psychologiquement. Nous nous étions protégés, mais j'ai tout de même fait mon premier test du sida 6 moisplus tard et il s'est avéré négatif.

Je voyais un jeune homme à ce moment-là. Nous étions sortis ensemble l'année précédente et j'étais folle de lui. J'aurais tout fait pour retrouver ses bras, et Dieu sait qu'on est prêt à tout quand on a 18 ans. Comme il était plus agé que moi, je faisais un complexe d'infériorité par rapport à lui et à ses expériences passées. Je me demandais alors si ce qui s'était produit était dû au fait que je voulais lui prouver que moi aussi je pouvais avoir des "histoires de cul".

Mais je me cherchais des excuses, comme très souvent. La seule et unique raison à tout cela, c'était l'alcool.

Je buvais avec lui. Nous sortions le soir après son travail dans tout un tas de bars de nuit plutôt chics et cela me plaisait. Je n'avais, en tête à tête avec lui, que les bons côtés de l'ivresse. De plus, j'ai passé plusieurs mois sans être ivre. J'en étais encore capable à cette époque bénie et presque innocente.

Première grosse bêtise

Posté le 10.09.2007 par cissie
Mes amis de l'époque expérimentaient beaucoup de choses, nous étions très jeunes (18 ans à peine) et notre vie d'étudiants était trépidante. Les expériences sexuelles bizarres autour de moi étaient monnaie courante, mais tout le monde buvait beaucoup à ce moment là.
Et tout le monde a finit par se calmer, sauf moi.

Je n'avais encore jamais fait l'amour avec qui que ce soit, jamais jusqu'au bout en tout cas.

Bref, un soir, je me rends en boîte avec une de mes amies. Nous avons beaucoup dansé, beaucoup bu aussi, et passé beaucoup de temps au bar, par conséquent. Je déteste les boîtes de nuit et les "musiques" sur lesquelles on y danse.

Le barman était très mignon, avec son profil de métisse grec et nous nous en sommes rapprochées dangereusement.

Nous avons fini chez moi, dans ma petite chambre à pratiquer le triolisme.

Je m'en souviens à peine. Ce que je sais, c'est que j'ai beaucoup pleuré le lendemain et que je ne voulais plus voir cette amie pendant plusieurs mois.

Les choses me semblaient déraper et devenir très graves. Je commençais à perdre le contrôle, mais au moins, j'avais des souvenirs de la soirée.

Je m'en voulais, je me sentais sale et coupable, surtout vis-à-vis de ma famille qui est si gentille avec moi et qui ne m'a pas élevée comme ça...

Mais mon abstème ne dura que 2 ou trois mois cette fois...
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